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Le Top 10 des logiciels les plus téléchargés en 2007

Par PIJU :: 15/01/2008 à 19:26 :: Informatique

Plus de 262 millions de téléchargements ont été effectués cette année sur 01net. Un chiffre record, largement dominé par les outils de peer to peer, de sécurité et de messagerie instantanée. Retour en images sur le top 10 des logiciels les plus prisés en 2007.




1. eMule (11,6 millions de téléchargements)
1. eMule (11,6 millions de téléchargements)
Le célèbre logiciel de partage de fichiers est décidément indétrônable, avec plus de 11,6 millions de téléchargements sur 01net. en 2007 (11 millions en 2006). Pas moins de quatre outils de peer to peer figurent d'ailleurs dans notre top 10 : l'annonce du plan antipiratage du gouvernement n'a visiblement pas refroidi les ardeurs des P2Pistes. Créé il y a cinq ans, eMule a été mis à jour en mai dernier, notamment pour mieux fonctionner sur Windows Vista.


2. Windows Live Messenger (8,7 millions)

2. Windows Live Messenger (8,7 millions)
Lancé en 2006, Windows Live Messenger a enfin supplanté son prédécesseur MSN Messenger (dont il est la version 8) dans notre classement. Il récupère ainsi la deuxième place, qu’occupait MSN jusqu'à présent. La messagerie instantanée de Microsoft devrait encore être très prisée dans les prochains mois, après la récente sortie de la version 2008.



3. avast! Edition Familiale (7,69 millions)

3. avast! Edition Familiale (7,69 millions)
Cet antivirus gratuit jouit d'une très bonne réputation, qui a fait son succès année après année. Placé septième lors de notre classement 2006, avast! parvient cette année à la troisième place, avec deux fois plus de téléchargements. Rappelons que seule l'édition familiale du logiciel est gratuite, sous réserve d'inscription de l'utilisateur. La version professionnelle d'avast! a quant à elle été téléchargée plus de 500 000 fois sur 01net.



4. VLC Media Player (7,66 millions)

4. VLC Media Player (7,66 millions)
Belle progression pour le lecteur multimedia open source, qui avait été téléchargé 4,6 millions de fois en 2006. Un succès qui s'explique notamment par le développement du partage vidéo sur le Net et bien sûr par les atouts de ce logiciel conçu par des étudiants de l'Ecole Centrale de Paris : légèreté et prise en charge des principaux formats/codecs audio et vidéo (avi, wmv, mpeg4, DivX, aac…). L'engouement des internautes pour VLC Media Player a certainement pénalisé les résultats de DivX for Windows, éjecté en 2007 de notre top 10 des meilleurs téléchargements.



5. LimeWire (7,2 millions)
5. LimeWire (7,2 millions)
Après eMule, LimeWire est le client peer to peer le plus prisé sur 01net. Son éditeur est toujours dans la ligne de mire des majors du disque, qui le poursuivent pour violation du droit d'auteur. En France, LimeWire vient tout juste d'être assigné en justice par la SPPF, qui regroupe des producteurs indépendants.


6. MSN Messenger (6,7 millions)
6. MSN Messenger (6,7 millions)
MSN Messenger a beau être une ancienne version de la messagerie instantanée de Microsoft, le logiciel a tout de même été téléchargé 6,7 millions de fois (8,2 millions en 2006). Il profite en fait de la confusion née de son changement de nom, le logiciel ayant été rebaptisé Windows Live Messenger mi-2006. Un changement mal géré par Microsoft, puisque la plupart des utilisateurs de la messagerie l'appellent familièrement MSN.


7. Ares Galaxy (6,6 millions)
7. Ares Galaxy (6,6 millions)
Et encore du peer to peer! Ares Galaxy a réalisé une belle performance en 2007, en passant de 1,8 à 6,6 millions de téléchargements en un an. Ce logiciel open source s'appuie sur un réseau entièrement décentralisé et comprend un lecteur multimedia. Autre atout, ses utilisateurs peuvent chater à plusieurs.


8. WinRAR (5,6 millions)
8. WinRAR (5,6 millions)
Le logiciel de compression / décompression a perdu cinq places dans notre classement, avec toutefois un nombre de téléchargements en légère progression (4,7 millions de téléchargements en 2006). Plus puissant que Zip, WinRAR fait partie de l'attirail des adeptes du peer to peer, qui souhaitent compresser au maximum les fichiers pour accélérer les transferts. Il s'agit d'un shareware, gratuit pendant 40 jours.


9. Messenger Plus! Live (4,4 millions)

9. Messenger Plus! Live (4,4 millions)
La personnalisation est en vogue et la messagerie instantanée ne faillit pas à la règle. Messenger Plus! Live a été téléchargé par de nombreux internautes, en quête de fonctions enrichies pour Windows Live Messenger. Choix de l'habillage, gestion des conversations par onglet, saisie automatique de textes répétitifs, etc. De quoi donner un coup d'éclat à son Messenger.



10. Shareaza (3,98 millions)
10. Shareaza (3,98 millions)
eMule, LimeWire, Ares Galaxy… Avec Shareaza, la liste des principaux logiciels de peer to peer est quasiment bouclée rien que dans ce top 10. D'autres logiciels, notamment orientés BitTorrent, figurent plus bas dans notre classement. Pour sa part, Shareaza permet de se connecter à plusieurs réseaux : BitTorrent, eDonkey2000, Gnutella et Gnutella 2.





Windows Seven

Par PIJU :: 10/11/2007 à 9:31 :: Informatique

Windows Seven (précédemment connu en tant que Blackcomb) est le nom de code qu'a donné Microsoft pour le successeur de Windows Vista  et Windows Server Longhorn, annoncé en février 2000. Sa sortie est prévu pour 2010.

D'après les rumeurs et les semi-révélations actuelles concernant Microsoft, deux noms en particulier se font entendre : Vienna et Seven. Mais toujours selon Microsoft, il ne faudrait plus parler de Vienna mais bien de Seven, qui correspondrait donc au nom du prochain Windows. A savoir que le nom Seven correspondrait à la version du futur noyau de Windows.

Ben Fathi, le vice-président de la Windows Core Operating System Division, sans donner de détails précis (Microsoft a demandé de ne pas en parler publiquement), a insisté sur le fait que l'écart de cinq années entre la sortie de Windows XP (octobre 2001) et celle de Windows Vista (janvier 2007) était exceptionnel. Un tel écart n’est à priori pas censé se reproduire, et le prochain Windows, quel qu’il soit, est prévu dans une période de deux à trois ans. Windows Vienna est présenté comme une innovation importante, contrairement à Windows Vista qui n'est qu'une transition entre Windows XP et Windows Vienna.

 

Développement

Le nom de code Vienna (ancien nom de code de Seven) a été originalement apposé à une version de Windows qui était prévue pour suivre Windows XP. Cependant, en août 2001, mois durant lequel Windows XP est sorti, Vienna a été remis en cause et reporté à plusieurs années, Windows Vista étant annoncé comme une version intermédiaire. Depuis, le statut de Seven a subi de nombreuses controverses. D'abord connu sous le nom de code Blackcomb jusqu'en janvier 2006, puis sous le nom de code Vienna jusqu'en janvier 2007, Seven devrait, selon Microsoft, voir le jour en 2010, soit trois ans après la sortie de Windows Vista.

Premières idées

Du fait que Microsoft veuille garder secrètes les informations concernant Seven, il est encore difficile de savoir ce que ce système pourrait intégrer. Microsoft avait émis l’idée que le prochain Windows changerait radicalement d'interface, se débarrassant au passage de la barre des tâches et du menu Démarrer. Quant au nom, il fait clairement allusion à la version du noyau de Windows NT qui en est actuellement à la 6.0 avec Windows Vista.

Des sources internes à Microsoft ont laissé entendre que Seven ne serait pas qu'une simple suite de Windows Vista, mais une innovation majeure, par exemple en ce qui concerne l'interaction Homme-machine. Comme Windows Vista, Seven devrait évoluer technologiquement et intégrer une interface reconçue (comme Aero).

La philosophie "Démarrer", introduite avec Windows 95 disparait partiellement avec Windows Vista, puis complètement, avec Windows Seven.

Autres fonctionnalités

Les fonctionnalités devant être fournies avec Windows Vista mais laissées temporairement de côté, faute de temps, seront intégrées à ce nouveau système d'exploitation, comme par exemple le fameux nouveau système de fichiers à savoir WinFS.

L'Explorateur Windows va également être entièrement remplacé, avec de nombreuses fonctionnalités comme une barre des tâches basée sur des nouveaux concepts inventés pendant ces dix dernières années aux bureaux de recherche et développement (R&D) de Microsoft, "VIBE" research lab., comme GroupBar et LayoutBar, qui permettra aux utilisateurs de garder une trace des documents utilisés, ainsi qu'une nouvelle approche pour lancer des applications. Microsoft prévoit également l'utilisation d'un menu circulaire (comme ceux utilisés dans le jeu Les Sims 2 pour les interactions personnages), intégrant des fonctionnalités similaires au Dock de Mac OS X, introduit avec NextStep.

Seven intègrera également une nouvelle approche de développement, nommée Sandbox (Bac à sable), dont le principe est de créer un système d'exploitation complètement séparé des applications, dans le but d'augmenter la stabilité et la sécurité de l'ordinateur. Les applications fonctionneront de manière autonome, sans accéder aux fichiers systèmes, tout comme les pilotes. Il sera donc théoriquement impossible pour un virus d'endommager le système d'exploitation. Ce principe, loin d'être nouveau, est déjà utilisé sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux.

La notion d'installer un programme pourrait également disparaître, l'utilisation et le lancement d'applications reprenant le concept des applications de Mac OS X.

D'autres fonctionnalités seront dévoilées au fur et à mesure des développements, comme un système de frappe amélioré, nommée "Complete As You Type" (fonctionnant comme le principe de Google Suggest).

Rétrocompatibilité

Microsoft a annoncé que Seven sera disponible en versions 32 bits et 64 bits. Dans sa version 64 bits, la rétrocompatibilité avec les applications 32 bits sera native, tandis que les deux versions ne supporteront plus les programmes écrits en 16 bits. C'est un élément décisif, qui n'est pas dans les habitudes de Microsoft.

Une annonce de Microsoft exprime d'autre part que Windows Vista ne serait qu'un produit intermédiaire entre Windows XP et Seven, avec cependant une mise à jour nommée « Fiji » (Fiji était annoncé comme le SP1 de Vista, et non comme l'équivalent du Media Center de Windows XP, qui s'appelle d'ailleurs Windows Vista Edition Familiale Premium, ou Edition Intégrale).

Linux

Par PIJU :: 02/09/2007 à 20:25 :: Informatique
Pour les articles homonymes?, voir Linux (homonymie).
Linux

Le manchot Tux, mascotte de Linux
Famille Systèmes Unix
Type de noyau Noyau modulaire (depuis la version 2.0)
État du projet en développement
Licence Licence publique générale GNU
Dernière version stable 2.6.22.6 (le 31 août 2007) (Noyau Linux)

Au sens strict, Linux est le nom du noyau de système d'exploitation libre, multitâche, multiplate-forme et multi-utilisateur de type UNIX créé par Linus Torvalds, souvent désigné comme le noyau Linux. Par extension, Linux désigne couramment le système d'exploitation libre combinant le noyau et un ensemble d'utilitaires système. Pour désigner cet ensemble, la Free Software Foundation (FSF) soutient la désignation GNU/Linux afin de rappeler que le noyau Linux est généralement distribué avec de nombreux logiciels ainsi que l'infrastructure du projet GNU. Pour l'utilisateur final, Linux se présente sous la forme d'une distribution Linux, c'est-à-dire du système d'exploitation accompagné d'une collection de logiciels très variés. Originellement développé pour les compatibles PC, Linux est utilisé sur tout types de matériel, du téléphone portable au superordinateur. Son premier marché est celui des serveurs informatiques, suivi par les systèmes embarqués. Sa part d'utilisation sur ordinateur personnel est de l'ordre du pourcent. La mascotte de Linux est Tux, un manchot.

Principaux systèmes
d'exploitation
BSD
FreeBSD - NetBSD - OpenBSD
DragonFly BSD - PC-BSD
GNU/Linux (Liste)
Debian - Fedora - Gentoo
Mandriva - Red Hat - Slackware
SuSE - Ubuntu
Mac OS
Système 5 - 6 - 7 - 8 - 9
Mac OS X -.0 -.1 -.2 -.3 -.4 -.5 - Server
MS-DOS - Microsoft Windows
1.0 - 2 - 3.x - 95 - 98 - Me
NT - 3.5x - 4.0 - 2000 - XP
2003 - Vista
Seven (en développement)
Autres
AmigaOS - BeOS - Inferno
LynxOS - Haiku OS - OS/2
QNX - Solaris - UNIX - MVS
OS/360 - OS/390 - OS/400 - Plan 9
ReactOS - VMS - ZETA - FreeDOS

Histoire 

Autour de la naissance de Linux 

En 1991, les compatibles PC dominent le marché des ordinateurs personnels et fonctionnent généralement sous les systèmes d'exploitation MS-DOS, Windows ou OS/2. Le microprocesseur Intel 80386, vendu depuis 1986, commence à être abordable. En 1991, aucun de ces trois systèmes n'exploite les capacités 32 bits du 80386.

Le projet GNU est connu pour avoir produit de nombreux logiciels libres, dont des commandes Unix, l'éditeur de texte Emacs et le compilateur C GCC. Ces logiciels sont généralement utilisés sur des stations de travail fonctionnant sous Unix, car le noyau de système d'exploitation Hurd n'est qu'à l'état de projet.

En juin 1991, la Berkeley Software Distribution (BSD) sort la Networking Release 2 (Net/2), qui constitue un système Unix BSD presque complet. Mais un procès lancé par Unix System Laboratories contre Berkeley Software Design fait peser des doutes sur le statut de cette distribution pendant presque deux ans.

Le système d'exploitation Minix est développé par le professeur Andrew Tanenbaum pour l'enseignement. Il est inspiré de Unix, gratuit, ses sources sont disponibles mais non libre, et la simplicité est privilégiée par rapport aux performances.

1991 : naissance du noyau Linux 

Linus Torvalds initiateur et aujourd'hui coordinateur du noyau Linux
Linus Torvalds initiateur et aujourd'hui coordinateur du noyau Linux

En 1991, l'étudiant finlandais Linus Torvalds, qu'indisposait la faible disponibilité du serveur Unix de son université à Helsinki, entreprend d'écrire un noyau de système d'exploitation qu'on appellera plus tard « noyau Linux ».

Linus Torvalds fait alors son apprentissage sur le système d'exploitation Minix. Comme l'auteur de Minix refuse les contributions visant à améliorer Minix, Linus gagne la motivation nécessaire pour en écrire un remplaçant. Il commence par développer un simple émulateur de terminal, qu'il utilise pour se connecter via modem au serveur informatique de son université. Linus désire alors surtout comprendre le fonctionnement de son ordinateur, un compatible PC basé sur un microprocesseur Intel 80386. Après l'ajout de diverses fonctionnalités dont un système de fichiers compatible avec celui de Minix, Linus oriente son projet vers quelque chose de plus ambitieux : un noyau aux normes POSIX.

Le 5 octobre 1991, il annonce sur le forum Usenet news:comp.os.minix la disponibilité d'une ébauche version 0.02 de son système d'exploitation, la version 0.01 ayant eu une diffusion plus que confidentielle. Le message en question ainsi que sa traduction sont disponibles sur wikisource.

Depuis, des centaines de passionnés et des entreprises, petites ou géantes, sont venus participer au projet dont Linus Torvalds est toujours le coordinateur. Eric S. Raymond décrit dans un essai retentissant[1] le modèle de développement du noyau Linux et d'une partie des logiciels libres.

Initialement appelé Freax par son créateur, le projet trouve son nom définitif grâce à Ari Lemmke[2], administrateur du serveur FTP ftp.funet.fi, qui héberge le travail de Linus Torvalds dans un répertoire nommé Linux. C'est la première apparition d'un terme composé à partir de Linus et Unix, qui deviendra par la suite une marque déposée au nom de Linus Torvalds. Le manchot Tux, dessiné par Larry Ewing en 1996, devient le symbole du projet.

Diffusion de GNU/Linux 

Parmi les étapes marquantes, on peut d'abord citer le lancement en octobre 1996 par Matthias Ettrich de l'environnement graphique KDE puis en août 1997 par Miguel de Icaza de son concurrent GNOME, les deux étant basés sur le système de fenêtrage X11 issu des travaux du MIT. Dans l'iceberg qu'est un système d'exploitation grand public basé sur le noyau Linux, GNOME et KDE en forment la partie émergée, en contact direct avec l'utilisateur.

Il y a également la prise en compte progressive de l'intérêt commercial de Linux dont on peut citer quelques manifestations spectaculaires : le lancement en février 1998 de l'Open Source Initiative ; l'annonce en juillet 1998 du support d'Oracle Corporation qui porte et supporte sa célèbre base de données sous Linux ; l'entrée en bourse de Red Hat le 11 novembre 1999 ; celle de VA Linux le mois suivant qui marque le sommet d'une impressionnante bulle spéculative ; le support massif apporté par le géant IBM qui y dépense des milliards de dollars, emploie en 2005 près de 300 développeurs du noyau Linux, et organise à partir de 2003 la riposte légale lors de l'attaque du SCO Group qui affirmait posséder les droits d'auteurs du noyau Linux (voir l'article SCO contre Linux) ; l'acquisition en octobre et novembre 2003 de Ximian puis de SuSE par le géant américain Novell[3].

GNU/Linux est aujourd'hui utilisé dans de nombreux domaines, des systèmes embarqués aux superordinateurs en passant par les serveurs avec notamment le très populaire LAMP. Sa part de marché sur les postes clients est faible, les diverses estimations étant comprises en général entre 0,3 % et plus de 3 % en fonction des méthodes de relevé et de calcul. Ce chiffre est en réalité difficilement estimable, car d'une part, de nombreux navigateurs Web modifient leur identité par défaut (ou à la demande de l'utilisateur) afin de ne pas être gênés par les sites Web bloquant les navigateurs autres qu'« Internet Explorer tournant sur Microsoft Windows », et d'autre part, il est fréquent qu'un utilisateur Linux configure son système de manière à ce qu'il ne communique pas ces informations, car elles pourraient permettre de faciliter la recherche de failles éventuelles par un pirate.

Principes et idéologie 

Logiciel libre 

Article détaillé : Logiciel libre.
Logo copyleft (« gauche d'auteur ») : certains droits réservés
Logo copyleft (« gauche d'auteur ») : certains droits réservés

La principale originalité de Linux par rapport à d'autres systèmes d'exploitation concurrents comme Microsoft Windows, Mac OS, ou les autres UNIX propriétaires est d'être constitué d'un noyau libre et de logiciels libres.

Un logiciel libre n'est pas nécessairement un logiciel gratuit, et inversement tout logiciel non-commercial n'est pas forcément libre. Ce ne sont pas non plus des logiciels libres de droits : c'est en vertu de leurs droits d'auteurs que les contributeurs d'un logiciel libre accordent les quatre libertés, qui sont d'utiliser le logiciel sans restriction, d'étudier le logiciel, de le modifier pour l'adapter à ses besoins et de le redistribuer sous certaines conditions précises.

Certaines licences sont basées sur le principe de copyleft, c'est-à-dire de réciprocité : une œuvre dérivée d'un logiciel sous copyleft doit à son tour être libre. C'est le cas de la licence libre la plus utilisée, à commencer par le noyau Linux lui-même : la licence GNU GPL écrite par Richard Stallman.

L'ouverture du code source, l'un des quatre critères correspondant à la notion de logiciel libre, a des avantages théorisés entre autres par Eric Raymond en matière de correction rapide des bogues qui sont la plaie de l'informatique, et notamment la correction des failles de sécurité. C'est le refus du principe de sécurité par l'obscurité.

Interopérabilité 

Linux n'aurait pu se développer sans la présence de protocoles standardisés utilisés sur Internet. Un bon nombre de logiciels libres sont d'ailleurs des implémentations de référence, comme Apache.

Les partisans des logiciels libres sont donc des partisans constants de l'interopérabilité. Ils mettent en avant les formats ouverts, des formats de données dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre, afin de ne pas dépendre d'un seul logiciel.

Citons dans cette optique Mozilla Firefox qui tente de respecter scrupuleusement les recommandations émises par le World Wide Web Consortium, Jabber qui a donné naissance au standard XMPP reconnu par l'Internet Engineering Task Force dans le domaine de la messagerie instantanée ou encore les suites OpenOffice.org et KOffice qui ont lancé le récent standard OpenDocument dans le domaine de la bureautique.

Dans d'autres domaines, il n'existe pas d'organisme ou d'accord de standardisation reconnu. Le marché est alors morcelé entre divers vendeurs qui ont chacun leur technologie ou sous la domination d'un acteur économique prédominant qui ferme ses formats ou protocoles.

Le premier cas de figure prévaut dans la guerre des messageries instantanées et est réglé par des logiciels multiprotocoles comme Pidgin ou Kopete. Les formats des suites Microsoft Office successives et le protocole Common Internet File System qui permet de partager fichiers et imprimantes entre différents ordinateurs d’un réseau Microsoft Windows tombent dans la deuxième catégorie. Ces formats et protocoles sont souvent pas ou mal documentés. L'interopérabilité passe alors nécessairement par la rétro-ingénierie.

Cela peut nécessiter un travail titanesque, par ailleurs illégal aux États-Unis mais légal en Europe (tant qu'on reste dans le cadre de l'interopérabilité) ; aujourd'hui, OpenOffice.org permet de lire la très grande majorité des fichiers aux différents formats .doc, et le logiciel Samba permet de participer aux réseaux Windows.

Plus problématiques du point de vue des logiciels libres sont les formats et protocoles nécessaires à l'interopérabilité, mais verrouillés techniquement et/ou légalement : gestion des droits numériques, brevets logiciels, Directive EUCD, Digital Millennium Copyright Act

Unifix Linux 2.0 de la société allemande Unifix (et Linux-FT de Lasermoon) sont également certifiés POSIX.1 FIPS 151-2[4][5] (Federal Information Processing Standard[6]). Noyau 1.2.13[7]

Sur le site Debian, ils expliquent « les normes de POSIX ne sont pas gratuites et la certification POSIX.1 (et FIPS 151-2) est très chère »[8]

Communautés 

De nombreuses associations, connues sous le nom de Linux Users Group, Groupe d'Utilisateurs Linux (LUG ou GUL), cherchent à promouvoir Linux et par extension, les logiciels libres, par le biais de rencontres où des démonstrations de Linux sont faites, des formations, et pour ceux qui le souhaitent des installations sur leur ordinateur.

De nombreuses communautés existent sur Internet afin d'aider les débutants comme les professionnels. Citons le site lea-linux, le site d'informations collaboratif Linuxfr.org et le site Linux-Québec, qui aide les utilisateurs québécois comme français dans leur apprentissage des bases de Linux grâce à un réseau IRC très actif. Et les projets Proselux et Parrains.Linux permettent aux linuxien(ne)s de se rencontrer pour s'entraider.

Distributions 

Article détaillé : Distribution Linux.
Composants d'une distribution Linux
Composants d'une distribution Linux
Ligne temporelle des distributions Linux
Ligne temporelle des distributions Linux

Les logiciels libres sont produits de manière collaborative, souvent indépendamment les uns des autres, et peuvent être librement redistribués. Il s'en suit une particularité du monde Linux : la séparation entre ceux qui produisent les logiciels et ceux qui les distribuent.

On appelle distribution Linux une solution prête à être installée par l'utilisateur final comprenant un noyau Linux, des programmes d'installation et d'administration de l'ordinateur, un mécanisme facilitant l'installation et la mise à jour des logiciels comme RPM ou APT ainsi qu'une sélection de logiciels produits par d'autres.

Une distribution peut par exemple choisir de se spécialiser (ou non) sur GNOME ou KDE. Elle est également responsable de la configuration par défaut du système (graphisme, simplicité…), du suivi de sécurité (installations de mise à jour) et plus généralement de l'intégration de l'ensemble.

La diversité des distributions permet de répondre à des besoins divers qu'elles soient à but commercial ou non ; orientée serveur, bureautique ou embarqué ; orientée grand-public ou public averti ; généraliste ou spécialisée pour un usage spécifique (pare-feu, routeur réseau, grappe de calcul…) ; ou encore certifiées sur un matériel donné.

Parmi les plus célèbres distributions, on peut citer la Slackware qui est la première distribution Linux apparue en 1992, toujours activement maintenue par Patrick J. Volkerding ; la Debian, éditée par une communauté de développeurs ; la Red Hat, éditée par l'entreprise américaine du même nom qui participe également au développement de Fedora Core ; ou encore la SuSE, à l'origine dérivée de Slackware avec ajout de certains sous-système issus de Redhat, aujourd'hui éditée par la société Novell.

De nombreuses autres distributions plus ou moins spécialisées existent, étant pour la plupart dérivées des projets sus-cités. Par exemple voici quelques distributions spécialisées « environnement de bureau » : Ubuntu, éditée par Canonical Ltd qui est dérivée de Debian ; Mepis également basée sur Debian ; Zenwalk dérivée de Slackware ; Mandriva, dérivée de Red Hat, aujourd'hui éditée par la société française de même nom et impliquée dans plusieurs projets libres. Il existe également des distributions dites LiveCD, dont la plus célèbre est Knoppix, qui offrent la possibilité de démarrer un système d'exploitation Linux complet et d'accéder à de nombreux logiciels à partir du support (CD ou DVD) sans installation préalable sur le disque dur, et sans altérer son contenu. Cette souplesse d'utilisation a fait qu'elles sont devenues un support très populaire de démonstration d’utilisation de Linux, et sont même utilisées comme outils de maintenance système.

Contrats OEM et détaxe Windows 

Article connexe : Vente liée.

Un des enjeux qui se posent pour les distributions Linux est de nouer des partenariats avec des fabricants d'ordinateurs afin qu'il devienne facile de trouver un ordinateur préinstallé sous Linux. Car même si certaines distributions affirment avoir rendu l'installation d'un système Linux aussi simple que celui de ses concurrents, le simple fait d'avoir à être au courant qu'une alternative existe, d'être prêt à accepter des changements dans ses habitudes et d'avoir à installer soi-même le système constitue un désavantage indéniable par rapport à la situation privilégiée dont jouissent les fabricants d'ordinateurs pour Windows et Mac OS X, le premier par son omniprésence, le second car Apple est en même temps le fabricant des Macintosh, prééquipés de cet OS.

À défaut, les usagers de Linux réclament de pouvoir être remboursés, lors de l'achat d'un ordinateur neuf, de la part du prix correspondant au système d'exploitation et logiciels qu'ils n'ont pas l'intention d'utiliser, comme la loi de certains pays le permet[9]. Si la société Apple s'est montrée plusieurs fois coopérative face à de telles demandes, le remboursement de Microsoft Windows est en général long et difficile. Devant la difficulté d'obtenir ce remboursement basé sur le CLUF, dès 1998, les associations Linuxfrench et AFUL ainsi que Roberto Di Cosmo ont lancé en réaction une action pour la détaxe Windows[10]. Fin 2006, une pétition a été lancée contre les « racketiciels », la DGCCRF a mené des rencontres, et l'UFC a déposé plusieurs plaintes pour vente liée.

En France, la jurisprudence n'est pas encore fixée puisque seules des juridictions se sont à ce jour prononcées. Néanmoins, les juridictions de proximité de Rennes du 06 juillet 2006 (Juridiction de proximité de Rennes, 06 juillet 2006, RG n° 91-05-000291), ou de Luneville du 05 juillet 2006 (Juridiction de proximité de Luneville, 05 juillet 2006, RG n° 91-05-000057) ont conclu à l'absence de vente liée au sens de l'article L 122-1 du code de la consommation. Ces deux juridictions font d'abord remarquer que les consommateurs ont la possibilité de jouir d'une offre suffisamment diversifiée sur le marché pour acheter un ordinateur ne comportant pas de logiciels non souhaités. Ensuite, si les consommateurs veulent tout de même acheter un ordinateur vendu avec une suite de logiciels, ils peuvent en obtenir le remboursement en application du CLUF dans un délai rapide. Il n'existe donc pas de vente liée au sens de l'article L 122-1 du code de la consommation, c'est-à-dire subordonnée à la vente d'une autre produit ou d'un service.

Cette situation existe en Europe et en Amérique du Nord, mais pas dans certains pays d'Amérique du Sud où les distributions de Linux ont plus de parts de marché que Windows.

Part de marché 

D'après l'entreprise spécialisée dans les études de marchés IDC, 24% des serveurs et 3% des PCs étaient vendus avec Linux en 2004. IDC prévoit que le marché total des ordinateurs Linux sera de 35,7 milliards de dollars en 2008.[11] Il est à noter que ces chiffres de ventes ne comptabilisent évidemment pas les entreprises et les particuliers qui choisissent d'installer eux-même Linux après l'achat d'un matériel fourni sans Linux.

Une étude de XiTi réalisée sur l'année 2005 sur 19 000 sites Web professionnels donne 95.3% de part de marché à Windows (81.6% à Windows XP), 2.7% à Mac OS X et 0.6% à GNU/Linux. Une autre étude de XiTi, publiée en février 2007 dans des conditions semblables donne des résultats semblables[12]. La méthode utilisée consiste à faire des relevés sur les visites d'un nombre important de sites Web. Dans les champs identifiants le nagivateur, sont généralement présentes des informations sur le nom du navigateur, sa version, ainsi que son SE. Ceci ne veut pas dire que 0.6% des ordinateurs du monde sont équipés de GNU/Linux, mais que 0.6% des pages Web vues l'ont été, sans doute, par des ordinateurs dont le SE est une version de GNU/Linux. Cette approche, en plus de ce biais, présente un autre problème : il est tout à fait aisé de modifier la présentation de son navigateur, c'est-à-dire de modifier les paramètres identifiant le navigateur. Pendant longtemps, avant le décollage remarqué du navigateur Firefox, il était sage de faire cela pour contourner certains filtres sur certains sites visant à repousser les navigateurs non MS Internet Explorer. Cette pratique ne semble plus d'actualité en 2007 grâce à la percée de Firefox, à la prise de conscience des éditeurs de sites Web et à leurs efforts pour plus d'intéroperatibilité.

Il existe d'autres approches et d'autres sources. Le fabricant de cartes graphiques canadien ATI, largement minoritaire sur le marché Linux en ra

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